L'art martial
Le Wing Chun
Du Red Boat Opera à Yip Man : l'histoire d'un des systèmes de Kung-fu les plus pratiqués au monde, et sa pratique au sein de l'association.
Le Wing Chun est une boxe chinoise — littéralement « la boxe du printemps radieux ». Ce style de Kung-fu naît en Chine au cours du XVIIe siècle, dont les origines exactes restent incertaines et discutées.
La légende la plus reprise l'attribue à Ng Mui, une nonne bouddhiste qui aurait fui la destruction du temple de Shaolin avant de transmettre son art à Yim Wing Chun, qui donna son nom au style.
D'autres recherches, plus étayées, font remonter la pratique aux troupes itinérantes du Red Boat Opera, où se côtoyaient artistes et pratiquants de Gung Fu. Des figures comme Wong Wah Bo et Leung Yee Tai y sont associées à la transmission du style jusqu'à Leung Jan — une piste elle aussi difficile à établir avec certitude, faute d'archives.
C'est le Grand Maître Yip Man qui l'enseigne publiquement pour la première fois, à Hong Kong dès 1949 — parmi ses élèves, le plus célèbre reste Bruce Lee. Aujourd'hui, le Wing Chun est l'un des styles de Kung-fu les plus pratiqués au monde.
L'apprentissage inclut la pratique du Chi Sao (« mains collantes »), celle des taos — l'équivalent des katas japonais — et le travail du mannequin de bois (mook jong).
- 3 taos à mains nues et 2 taos d'armes (couteaux papillon, bâton long)
- Chi Sao : système sensitif, concentration et détente du corps
- Mannequin de bois (mook jong) : coordination, rapidité, précision